Il fit ses études de médecine au University College Hospital de Londres et fut un immunologiste, pathologiste et bactériologiste respecté dès ses premières années de pratique. Il étudia particulièrement le rapport entre certaines maladies chroniques et la présence de germes spécifiques dans les intestins des malades. Cette première direction de ses recherches aboutit à la création de "nosodes de Bach", encore utilisés en médecine homéopathique de nos jours.

Malgré son succès, il était insatisfait de la façon dont la médecine se concentrait sur la maladie et oubliait les gens qui souffraient. Après plusieurs années de pratique, il en vint à diagnostiquer le traitement par nosode avec plus de succès en observant les traits de personnalité du malade qu'en recourant à des examens cliniques, ce qui lui confirma qu'il y a indéniablement une connexion entre le tempérament d'une personne et les troubles physiques qu'elle présente.
  
Il en vint à penser que l’ensemble de l’humanité pourrait être classé en un certain nombre de groupes ou types. Les gens d’un même groupe, quelle que soit la maladie qu’ils contracteraient, allaient réagir de la même manière, ou d’une façon très proche. Ce qui l’amènera à énoncer le principe que "c’est l’état d’esprit du malade qui guide quant aux choix du ou des remèdes nécessaires". Il observa que le stress qui suit la peur, l'anxiété, la panique, l'intolérance, l'impatience, abaisse la vitalité d'un individu et sa résistance à la maladie.

Il pressentit qu'il trouverait dans la Nature des remèdes pour rétablir la paix de l'esprit. Vers 1929, il quitte son laboratoire et cabinet Londonien pour poursuivre dans la campagne anglaise sa recherche. Il s'entoure de différents collaborateurs, crée un Centre de soin dans sa maison de Sotwell, au Pays de Galles et publie les résultats de ses recherches dans la gazette de l'hôpital où il a travaillé.

Le Dr Bach était un être hypersensible. Il lui arrivait de quitter brusquement des lieux publics parce qu'il se sentait frappé comme par un boulet de canon par la proximité de quelqu'un rempli de haine ou de ressentiment. Dans la Nature, au contact des arbres, des buissons et des plantes en fleurs, ses sens déjà sensibles se raffinèrent et son intuition grandit.

Il était un original, qui n’écoutait que sa voix intérieure; parfaitement indifférent aux apparences, il lui est arrivé d’être pris pour un clochard par ses visiteurs... Malgré des rapports houleux vers la fin de sa vie avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins, le Dr Bach ne voulut jamais revenir sur ses convictions: "Je considère que c’est le devoir et le privilège de tout médecin d’enseigner aux malades et aux autres comment se guérir eux-mêmes", écrit-il par exemple en janvier 1936.

Edward Bach n’était pas un grand théoricien, il estimait que la vérité doit être quelque chose de simple, que tout le monde puisse mettre en pratique. "La vérité n’a nul besoin d’être analysée, discutée, ni noyée dans le verbiage. Nous la percevons en un éclair; c’est une part de nous-mêmes. C’est seulement à propos des choses superflues et complexes de l’existence qu’il nous faut être aussi convaincants."

Le Dr Bach était de santé fragile et travailla sans relâche pour arriver au bout de ses recherches, avec le sentiment que le temps lui était compté. Il devait mourir en effet peu après avoir fêté ses cinquante ans.

Il passa les derniers mois de sa vie à faire connaître sa méthode de soin en gardant cet esprit de simplicité et d'accessibilité pour tous. Il laissa deux traités sur sa méthode:
"Guéris toi toi-même" qui expose sa philosophie, et "Les douze guérisseurs" qui caractérise les propriétés des fleurs.

Le "Dr Edward Bach Healing Trust" a par la suite collecté et édité plusieurs articles et conférences aux titres caractéristiques comme "Libère-toi toi-même" ou "Vous souffrez de par vous-même". Cette dernière conférence est particulièrement intéressante en ce qu’elle s’adresse à des médecins homéopathes, un auditoire de choix pour Edward Bach, grand admirateur de Samuel Hahnemann. C’est à ces professionnels qu’il estime être le mieux à même de les comprendre, qu’il présente ses réflexions sur les pouvoirs de guérison de la nature.

Edward Bach s’est montré particulièrement critique face à la médecine de son temps, qu’il considérait comme "en faillite", ne s’attachant "qu’aux symptômes, et non aux causes véritables de la maladie". Selon lui, "tant que notre âme et notre personnalité sont en harmonie, tout est joie et paix, bonheur et santé. Le conflit surgit quand notre personnalité s'écarte de la voie tracée par l'âme, soit par l'entraînement de nos propres passions, soit par la persuasion des autres. Ce conflit est la cause profonde de la maladie et de l'insatisfaction".

Découvrir la racine de ce conflit initial - situé la plupart du temps dans une erreur inconsciente - sera le point décisif pour recouvrer la santé.

Le Dr Bach releva deux grandes familles de causes, interne et externe.

Du point de vue interne, nous agissons comme si nous étions des êtres autonomes et isolés de la totalité du cosmos alors que nous lui sommes intrinsèquement liés.

Et du point de vue de notre relation aux autres, nous agissons soit sur le mode de l'ingérence, cherchant par tous les moyens à dominer autrui et à l'influencer. Soit nous nous laissons dévier de notre chemin de vie par la pression de nos proches, par celle de la société, ou même par de simples circonstances.

C'est à partir de ces deux genres d'erreurs que se développa la typologie correspondant aux 38 extraits de plantes. Il existe également un 39ième élixir, constitué de 5 extraits.  

On les étudie de préférence en les regroupant en 7 grandes familles d'émotions :

Peurs, doutes, ennui, solitude, découragement, hypersensibilité aux influences, souci excessif.

 

Peurs 

Hélianthème 

(Rock Rose, helianthemum nummularium)

Courage de faire face au danger, pour l'être paniqué, intensément effrayé, horrifié, terrorisé.

Muscade 

(Mimulus, mimulus guttatus)

Courage, peurs d'origine connues, peur des animaux, de l'altitude, de la foudre, du noir.

Cerisier 

(Cherry Plum, prunus cerasiferus)

Calme mental et santé d'esprit, pour le désespoir, la peur de la folie, la perte de contrôle de soi, les impulsions incontrôlables.

Tremble 

(Aspen, populus tremula)

Compréhension et acceptation de l'inconnu. Peurs d'origine inconnues, vagues, irraisonnées et inexplicables. Appréhension soudaine et prémonitions.

Marronnier rouge 

(Red Chestnut, aesculus carnea) 

Confiance en la vie. Pour ceux qui s'inquiètent pour les autres. Anxiété à cause des problèmes des autres, projection de ses propres anxiétés.

 

Doutes

Plumbago 

(Cerato, ceratostigma willmottiana)

Confiance en soi, intuition. Pour ceux qui doutent de leurs capacités, qui n'ont pas confiance dans leur intuition, qui manquent de volonté et qui n'ont pas le courage de leurs convictions.

Gnavelle ou Alène 

(Scleranthus, scleranthus annuus)

Équilibre et détermination. Hésite toujours entre deux choix, indécis, inconstant.

Gentiane 

(Gentian, gentiana amarella)

Foi, persévérance et courage. Découragement, doute, abattement, mélancolie.

Ajonc 

(Gorse, ulex europoeus)

Espoir, force intérieure. Désespoir, résignation, abandon du désir d'améliorer les conditions.

Charme 

(Hornbeam, carpinus betulus)

Vitalité, vivacité d'esprit. Fatigue temporaire, lassitude, incapacité à assumer les tâches quotidiennes.

Folle Avoine 

(Wild Oat, bromus ramosus)

Discernement des capacités et définition des objectifs à suivre. Incertitude sur la direction  à suivre, ambition non définie, insatisfaction due aux incertitudes.

 

Ennui

Clématite 

(Clematis, clematis vitalba)

Présence. Tempérament rêveur, dans la lune. Manque de concentration et de vitalité.

Chèvrefeuille 

(Honeysuckle, lonicera caprifolium)

Agir au présent. Ne vit pas dans le présent, nostalgie, regrets.

Églantier 

(Wild Rose, rosa canina)

Motivation, vitalité. Manque d'intérêt, résignation, apathie, abandon.

Olivier 

(Olive, olea europea)

Régénération, vitalité. Épuisement total, physique, psychique, manque de force.

Marronnier blanc 

(White chestnut, aesculus hippocastanum)

Clarté mentale, tranquillité d'esprit. Bavardage mental, pensées répétitives.

Moutarde 

(Mustard, sinapis arvensis)

Clarté d'esprit, gaieté. Mélancolie, tristesse, dépression sans raison apparente.

Bourgeons de Marronnier 

(Chestnut bud, aesculus hippocastanum)

Compréhension, attention. Incapacité à intégrer les expériences de la vie, répétition des mêmes erreurs, inattention.

 

Solitude

Hottonie des Marais 

(Water Violet, Hottonia palustris)

Calme, sagesse, humilité. Pour les tempéraments réservés, indépendants, distants, tranquilles, fiers. Sentiment de supériorité.

Impatiente 

(Impatiens, impatiens glandulifera)

Douceur, patience, indulgence. Ne supporte pas les contraintes, impatient, tendu, impulsif et actif.

Bruyère 

(Heather, calluna vulgaris)

Tranquillité, écoute. Besoin de l'attention d'autrui, de parler de soi et de ses problèmes, bavardage incessant.

 

Hypersensibilité aux influences

Aigremoine 

(Agrimony, agrimonia eupatoria)

Joie intérieure. Anxiété et soucis cachés sous un masque d'insouciance, souffrance intense malgré une apparence joviale.

Centaurée 

(Centaury, centaurium umbellum)

Autodétermination, force de caractère. Faible volonté, passivité, désir de plaire, docilité.

Noyer 

(Walnut, juglans regia)

Libération des liens du passé, protection. Pour ceux qui ont besoin de se protéger des influences extérieures, surtout pendant les périodes de changement et de transition.

Houx 

(Holly, ilex aquifolium)

Amour, harmonie intérieure. Colère, jalousie, envie, suspicion, revanche. Tous les états profondément négatifs.

 

Découragement

Mélèze 

(Larch, larix decidua)

Confiance en soi. Hésitation, sentiment d'infériorité.

Pin Sylvestre 

(pinus sylvestris)

Acceptation, compréhension. Pour ceux qui s'adressent des reproches, qui se sentent coupables, qui s'accusent de fautes dont ils ne sont pas responsables.

Orme 

(Elm, ulmus procera)

Force. Pour les personnes très capables, assumant des responsabilités qui se sentent débordées et accablées par leur tâche. 

Châtaigner 

(Sweet Chestnut, castanea sativa)

Libération, transformation. Angoisse insupportable, désespoir et désolation.

Etoile de Bethléem, Dame de Onze heures 

(Star of Bethléem, ornithogallum umbellatum)

Consolation, réconfort. Choc, traumatisme, chagrin, détresse.

Saule 

(Willow, salix vitellina)

Acceptation de ses responsabilités. Insatisfaction, amertume, ressentiment.

Chêne

(Oak, quercus robur)

Reconnaissance de ses limites. Tempérament fort, sérieux, patient, persévérant, assumant tout sans se plaindre jusqu'à l'abattement ou l'épuisement.

Pommier sauvage

(Crab apple, malus pumila)

Purification. Sentiment d'impureté, de dégoût de soi, d'intoxication.

 

Soucis excessifs d'autrui

Chicorée

(Chicory, cichorium intybus)

Amour sans conditions. Caractère possessif, offensant et tout en pleurs. Apitoiement sur soi, égoïsme.

Verveine

(Vervain, verbena officinalis)

Modération, tolérance, tranquillité. Excès d'enthousiasme, de zèle, d'ardeur, fermeté d'opinion, insistance.

Vigne

(Vine, vitis vinifera)

Service, respect d'autrui. Domination, autoritarisme, tyrannie, ambition excessive.

Hêtre

(Beech, fagus silvatica)

Tolérance, acceptation des autres. Tempérament critique, intolérant, tatillon, arrogant.

Eau de roche

(Rock water)

Compréhension, largesse d'esprit. Abnégation, rigidité, caractère strict et rigoureux.

 

Remède de secours

(Hélianthème, Clématite, Cerisier, Impatiente, Étoile de Bethléem)

Dans tous les cas de soudaine difficulté, que ce soit des chocs physiques, émotionnels ou psychiques.

Ce sont des "végétaux d’ordre supérieur", qui ont intéressé le Dr Bach non pas pour leurs substances comme en phytothérapie, mais pour leur rayonnement et la qualité de leurs vibrations. Il est clair que les preuves scientifiques manquent pour expliquer cette action, mais même si le chimiste ne décèle dans un extrait floral que de l’eau et du brandy (servant ici d’agent de conservation), la satisfaction des utilisateurs reste pour le moment le meilleur témoignage de leur efficacité.
 
Un approfondissement perceptible de la connaissance de soi va être le tout premier bénéfice que l’on retirera de la prise des élixirs floraux. Au fur et à mesure que nous travaillons sur nous-mêmes avec ces fleurs, nous avons la sensation d’affiner notre perception intime et de développer une plus fine sensibilité aux mouvements de notre être intérieur.

Selon le Centre Bach, les 38 fleurs correspondent aux "états d’âme archétypiques de la nature humaine."

De Bach à La Bourrache
Suite aux succès rencontrés avec l'utilisation des fleurs de Bach, au début des années 70 débuta en Californie une recherche sur les plantes indigènes d'Amérique du nord. Des pionniers comme Gurudas et la Flower Essence Society nous fournirent une description d'élixirs d'une centaine de plante. Puis suivit un mouvement planétaire de recherche et expérimentation de nouveaux élixirs issus des plantes indigènes de tous les climats.

La Bourrache s'est inspiré de ces pionniers pour l'élaboration de sa gamme d'élixirs floraux fabriqués sur le sol québécois, et effectue aussi des recherches sur les plantes indigènes du Québec.